Attention : ce chauffard a percuté 15 véhicules à Nîmes et a pris la fuite (la police le traque)

Christian Dupuis

Course-poursuite à Nîmes : un chauffard percute 15 véhicules et fuit

Au menu du jour : Nîmes ! Ville de corridas et désormais théâtre d’une course-poursuite digne des meilleurs films d’action. Un chauffard y a récemment démontré comment transformer une simple interpellation policière en spectacle pyrotechnique version carrosserie froissée. Attachez vos ceintures, l’histoire est aussi rocambolesque qu’un gymkhana improvisé en centre-ville !

Quand Pissevin devient le décor d’une cascade automobile non autorisée

Mercredi dernier, aux alentours de 18 heures, le quartier Pissevin de Nîmes s’est transformé en piste de destruction derby. Un conducteur, visiblement allergique aux uniformes bleus, a décidé que s’arrêter à la demande des forces de l’ordre relevait du concept optionnel. Au lieu de ralentir comme le commun des mortels, notre pilote téméraire a préféré enfoncer l’accélérateur, démarrant ainsi un épisode qui ferait pâlir les cascadeurs professionnels.

Contrairement à ces chauffards qui se font flasher à plus de 180 km/h même le dimanche, notre homme a opté pour une approche plus… percutante. En quelques minutes, sa démonstration de conduite « créative » a laissé dans son sillage une quinzaine de véhicules endommagés. Pare-chocs arrachés, portières enfoncées, rétroviseurs éparpillés – un véritable festival de tôle froissée offert gratuitement aux habitants médusés du quartier.

Les témoins racontent avoir vu une berline zigzaguer entre les voitures stationnées avec l’élégance d’un éléphant dans un magasin de porcelaine. Tu te demandes pourquoi tant d’efforts pour éviter un simple contrôle ? Mystère et boule de gomme, mais quelque chose me dit que son contrôle technique n’était pas vraiment à jour…

Cinq jours de cache-cache avec les autorités

Après avoir transformé le quartier en cimetière automobile, notre pilote du dimanche a brillamment conclu sa prestation en abandonnant son véhicule – désormais facilement identifiable à sa carrosserie façon patchwork – pour s’évaporer dans la nature. Une technique d’évasion digne des grands maîtres : laisser derrière soi la pièce à conviction principale. Génie !

Ce qui est particulièrement savoureux dans cette affaire, c’est que ce n’était pas la première représentation de notre artiste de l’échappée. La veille déjà, le même véhicule avait joué au chat et à la souris avec les CRS. Visiblement, une fois ne lui suffisait pas pour comprendre que ce genre de comportement est généralement mal vu par les autorités. Comparé à cette conductrice de 18 ans flashée à 169 km/h, notre fuyard a choisi la méthode forte plutôt que la vitesse pure.

Pendant cinq jours entiers, notre champion de la fuite a réussi à rester invisible – une prouesse dans notre ère de surveillance constante. Voici comment il a probablement occupé son temps durant sa cavale :

  • Scruter anxieusement chaque coin de rue à la recherche d’uniformes
  • Calculer le coût des réparations qu’il n’a pas l’intention de payer
  • Réfléchir à d’autres itinéraires de fuite pour sa prochaine prestation
  • Comprendre lentement que la situation ne s’améliorerait pas avec le temps

Une reddition sans gloire et des conséquences salées

Lundi 10 mars, après cinq jours de réflexion intense, notre cascadeur amateur a finalement eu l’éclair de génie que beaucoup attendaient : se rendre aux autorités. Une décision probablement influencée par le fait que vivre caché n’est pas aussi glamour que dans les films, surtout quand on manque de provisions et que chaque sortie au supermarché pourrait se terminer en cellule.

Placé immédiatement en garde à vue, il fait face à un catalogue d’infractions impressionnant : refus d’obtempérer, mise en danger de la vie d’autrui, dégradations multiples… La facture judiciaire s’annonce aussi salée qu’un plat de choucroute baignant dans la saumure. Contrairement à ce propriétaire de BMW qui a juste perdu sa voiture après un excès à 165 km/h, notre artiste du chaos risque bien plus que la simple confiscation de son véhicule.

En France, le refus d’obtempérer est puni jusqu’à un an d’emprisonnement et 7 500 euros d’amende. Ajoutez à cela les dégradations multiples et la mise en danger d’autrui, et vous obtenez un cocktail juridique particulièrement corsé. Sans compter les dommages et intérêts pour les propriétaires des quinze véhicules qu’il a « redécorés » à sa façon.

Le parquet de Nîmes, qui supervise cette affaire rocambolesque, va maintenant déterminer quel tarif appliquer à cette démonstration automobile non sollicitée. Une chose est sûre : notre pilote improvisé aura tout le temps nécessaire pour méditer sur les vertus de l’arrêt au feu rouge. Comme quoi, s’arrêter à temps peut parfois éviter de longs détours… par la case prison !

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