Alerte : 87% des dos d’âne pourraient disparaître (et vous allez adorer cette nouvelle)

Christian Dupuis

Ralentisseurs en France : vers une disparition massive des dos d'âne en 2025

Tiens-toi bien à ton volant, ami de la route ! La France s’apprête à vivre un véritable séisme dans le monde des aménagements routiers. Nos chers dos d’âne, ces fidèles casseurs de suspension que tu adores tant maudire, pourraient bientôt devenir une espèce en voie de disparition. Et oui, c’est comme si on annonçait la fin des radars sur nos routes nationales !

La fin programmée des ralentisseurs non-conformes

Avec plus de 450 000 dos d’âne parsemant l’Hexagone, notre beau pays s’est érigé en champion incontesté du ralentisseur sauvage en Europe. Ces petites bosses censées nous faire lever le pied se sont multipliées comme des petits pains, souvent sans respecter la moindre réglementation.

Le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema) a pourtant établi des règles très précises. Ces dispositifs ne devraient être installés que sur des voies limitées à 30 km/h avec un trafic supérieur à 3 000 véhicules quotidiens. Un peu comme ces zones où certains chauffards transforment les limitations à 30km/h en véritable circuit, obligeant les forces de l’ordre à intervenir.

Mais soyons honnêtes, combien de ces bosses infernales respectent vraiment ces critères ? Bien peu ! Et c’est précisément ce constat qui pousse aujourd’hui les autorités à envisager leur suppression massive d’ici 2025.

Quand la justice s’en mêle : le cas qui a tout déclenché

L’étincelle qui a mis le feu aux poudres ? Une décision de justice dans le Var, à Vinon-sur-Verdon, ordonnant la suppression d’un ralentisseur non conforme. Cette jurisprudence fait désormais office de bombe à retardement pour les milliers d’autres installations similaires à travers la France.

Les associations d’automobilistes, enhardies par cette victoire juridique, affûtent déjà leurs arguments pour multiplier les recours. On peut presque les imaginer parcourir le pays armés de mètres rubans et de niveau à bulle, traquant la moindre irrégularité avec le zèle de contrôleurs techniques devant une voiture tunée.

Cette offensive judiciaire pose néanmoins une question cruciale : comment assurer la sécurité des usagers vulnérables sans ces dispositifs ? Car si les ralentisseurs font grincer bien des dents (et des amortisseurs), ils ont aussi contribué à réduire les accidents dans certaines zones sensibles.

Des alternatives innovantes pour remplacer les dos d’âne

Face à cette révolution annoncée, les ingénieurs en sécurité routière ne restent pas les bras croisés. Plusieurs solutions alternatives émergent déjà pour remplacer nos chers dos d’âne :

  • Les radars pédagogiques qui t’indiquent ta vitesse sans te sanctionner (profites-étant ça dure !)
  • Les chicanes et rétrécissements de voies qui te forcent à ralentir naturellement
  • Les plateaux surélevés aux normes, moins agressifs pour ta suspension
  • Les marquages au sol innovants jouant sur les illusions d’optique

Ces dispositifs ont l’avantage de remplir leur mission première – te faire lever le pied – sans transformer ton trajet quotidien en séance de rodéo mécanique. Ils pourraient bien devenir la norme dans nos villes d’ici quelques années.

Un chantier titanesque pour les collectivités

Pour les municipalités, le défi s’annonce colossal. Identifier, évaluer puis remplacer des centaines de milliers de ralentisseurs à travers le pays représente un travail pharaonique. Les budgets nécessaires à cette transformation devraient atteindre plusieurs millions d’euros, sans compter les ressources humaines mobilisées.

Les autorités devront également intensifier la surveillance routière pendant cette phase de transition. Car si les ralentisseurs disparaissent sans alternatives efficaces, certains conducteurs pourraient céder à la tentation de l’accélérateur, s’exposant aux sanctions que les gendarmes n’hésitent pas à infliger en nombre lors de contrôles ciblés.

Cette transition offre toutefois une opportunité unique de repenser nos espaces routiers pour une cohabitation plus harmonieuse entre tous les usagers. L’objectif reste le même : des routes plus sûres et plus fluides, où ton amortisseur pourra enfin respirer sans craindre le prochain assaut d’un dos d’âne sauvage.

Alors prépare-toi : 2025 pourrait bien marquer le début d’une nouvelle ère pour nos routes françaises. Une chose est sûre : ton garagiste risque de voir ses revenus chuter drastiquement quand les suspensions de nos voitures ne seront plus martyrisées quotidiennement !

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